Guinée équatoriale : l’ancien directeur de l’ANIF condamné à huit ans de prison

Monde

Le mardi 26 août, le tribunal régional de Bioko a condamné Balthasar Ibanga Ingonga, ancien directeur de l’Agence Nationale des Investigations Financières (ANIF), à huit ans de prison, en plus d’une amende de 125,4 millions de francs CFA, soit environ 190 000 euros.

Surnommé « Bello », Ibanga est considéré comme l’un des hauts responsables des instances de contrôle financier en Guinée équatoriale. Son nom a été au centre d’une affaire très médiatisée ces derniers mois, suscitant l’intérêt des médias locaux et internationaux.

Selon des sources judiciaires, la condamnation fait suite à des accusations d’abus de fonctions et de détournement de fonds publics, ainsi que d’autres infractions liées à sa gestion de l’ANIF, l’organisme chargé de surveiller le blanchiment d’argent et le financement d’activités illicites.

L’affaire a pris une dimension plus large avec la diffusion d’informations et de vidéos sur les réseaux sociaux, suscitant un débat sur la gouvernance et la transparence au sein des institutions publiques.

Des analystes estiment que ce jugement envoie un message fort de la part des autorités judiciaires de Guinée équatoriale sur leur engagement à lutter contre la corruption et à renforcer la transparence financière, alors que le pays fait face à des défis économiques et sociaux croissants.

À ce jour, ni l’accusé ni son avocat n’ont fait de déclaration officielle sur leur intention de faire appel de la décision.