TotalEnergies lance un nouveau projet d’exploration offshore au Congo malgré les critiques environnementales

EconomieMonde

Brazzaville – TotalEnergies, en partenariat avec QatarEnergy et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), a annoncé le 1er septembre le lancement d’un projet d’exploration offshore dans le gisement de Nzombo, situé au large de Pointe-Noire, à environ 100 km des côtes et couvrant près de 1 000 km². La société française détient 50 % du projet, contre 35 % pour QatarEnergy et 15 % pour la SNPC. L’exploration doit débuter par le forage d’un puits d’ici fin 2025.

« L’obtention de ce permis reflète notre stratégie d’élargissement du portefeuille de projets à fort potentiel et confirme notre partenariat de longue date avec la République du Congo », a déclaré Kevin McLachlan, vice-président senior Exploration de TotalEnergies. Actuellement, le groupe produit 65 000 barils de pétrole par jour au Congo, principalement à partir de puits offshore.

Cependant, cette expansion intervient dans un contexte de critiques croissantes. Plusieurs ONG dénoncent l’impact environnemental et social des activités de TotalEnergies en Afrique, l’accusant de contribuer au réchauffement climatique et de fragiliser des écosystèmes côtiers et fluviaux, notamment à travers ses projets en Ouganda, au Mozambique et dans le golfe de Guinée.

En Afrique du Sud, l’entreprise fait face à des actions en justice concernant ses projets d’exploration gazière et pétrolière au large des provinces du Cap-Oriental et du KwaZulu-Natal. Les plaignants estiment que ces activités menacent la biodiversité marine et les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs. Certains forages ont déjà été temporairement suspendus en raison de ces recours.

Cette situation illustre les tensions auxquelles TotalEnergies est confrontée sur le continent : d’un côté, les gouvernements cherchent à exploiter leurs ressources énergétiques pour stimuler le développement économique, et de l’autre, les pressions locales et internationales s’accentuent pour limiter l’exploitation des hydrocarbures au nom de la transition énergétique et de la lutte contre le dérèglement climatique.