Nouvelle escalade sécuritaire au Mali : des attaques coordonnées visent l’armée dans plusieurs villes du sud, près de la frontière mauritanienne

Monde

Bamako – L’armée malienne a annoncé mardi que plusieurs de ses positions avaient été la cible d’attaques coordonnées menées par des groupes armés dans au moins sept villes du sud du Mali, dont Koki, proche de la frontière avec la Mauritanie, marquant une nouvelle montée des tensions sécuritaires dans la région.

Selon un communiqué officiel, les attaques, qui ont eu lieu tôt dans la matinée, ont visé notamment Khaye, Nioro du Sahel, Niono, Goguii, et d’autres localités, ciblant des casernes militaires, des postes de police et des installations administratives.

Le groupe jihadiste Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué les attaques, affirmant avoir pris le contrôle de trois casernes militaires et de plusieurs positions à Khaye, Nioro et Niono, ainsi que d’avoir bombardé un camp militaire dans la ville de Mouloudou.

Des témoignages d’habitants ont rapporté que des explosions ont été entendues dès 4h du matin, et que des échanges de tirs ont continué jusqu’à la fin de la matinée dans certaines villes. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent d’épais panaches de fumée s’élevant au-dessus de Khaye, tandis que des sources de sécurité signalent d’importants dégâts matériels dans plusieurs installations sécuritaires.

Aucune estimation officielle des pertes n’a été fournie par les autorités, mais des témoins à Niono et Goguii évoquent des morts parmi les forces armées maliennes, sans confirmation à cette heure.

Par ailleurs, des images relayées par des comptes proches de la Légion africaine, une unité composée de combattants russes opérant aux côtés de l’armée malienne, montrent des corps d’assaillants tués, ainsi que des motos et des véhicules calcinés, notamment dans la ville de Niono.

Certaines sources locales non officielles indiquent que l’armée de l’air malienne aurait lancé des frappes aériennes en réponse à ces attaques, mais aucune confirmation officielle n’a encore été donnée par Bamako.

Ces événements soulignent la persistance de l’insécurité dans le centre et le sud du Mali, malgré les efforts militaires déployés, et soulèvent de nouvelles inquiétudes pour la stabilité dans la région du Sahel, notamment aux frontières avec la Mauritanie et le Sénégal.