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Sahara occidental : La fin du mandat de la MINURSO plonge la région dans l’incertitude diplomatique et sécuritaire

Sahara occidental : La fin du mandat de la MINURSO plonge la région dans l’incertitude diplomatique et sécuritaire
Des véhicules de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental au point de passage frontalier de Guerguerat, en novembre 2020. FADEL SENNA/AFP

La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) a officiellement cessé d’exister à compter du 1ᵉʳ novembre 2026, après l’échec du Conseil de sécurité des Nations unies à renouveler son mandat. Lors de la séance du vendredi 30 octobre, le projet de résolution présenté par les États-Unis — lequel appuyait le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme unique base de négociation — a essuyé un veto de la Russie. La contre-proposition russe visant une reconduction technique a, pour sa part, été bloquée par le veto américain, provoquant une impasse institutionnelle inédite.

Cette dissolution sans transition ouvre une période d’incertitude stratégique dans le nord-ouest africain. Rabat a interprété la fin de la mission onusienne comme une étape vers la clôture du dossier au niveau international, estimant que le dispositif ne répondait plus aux réalités du terrain. À l’inverse, plusieurs diplomates et experts soulignent le rôle d’observation et de régulation que jouait la MINURSO le long du mur de sable, avertissant qu’un vide sécuritaire risque d’accroître les frictions militaires entre les forces marocaines et les combattants du Front Polisario.

Face à cette détérioration du cadre multilatéral, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé un appel solennel à la retenue à l’ensemble des parties concernées afin d’éviter toute escalade susceptible de déstabiliser l’équilibre régional. La fin progressive des patrouilles d’observation et le retrait du personnel militaire et civil de la MINURSO interviennent dans un contexte marqué par la persistance de tensions diplomatiques et sécuritaires exacerbées entre les grands acteurs de la zone régionale.