Le Front de libération de l’Azawad a annoncé que les forces de ce qu’il nomme l’« Armée azawadienne » ont mené, ce jeudi 29 octobre, une attaque au moyen de drones kamikazes ciblant une position conjointe de l’armée malienne et du Corps africain russe dans la zone de Léré, située dans la région de Tombouctou, au nord du Mali. Aucune information de source indépendante n’a pu être établie concernant le bilan humain ou matériel de ce raid.
Cette opération s’inscrit dans un contexte d’escalade militaire marquée par la multiplication des affrontements entre les forces armées maliennes et leurs alliés russes d’une part, et les groupes armés actifs dans le nord du pays d’autre part. En septembre dernier, le Front avait déjà revendiqué des attaques similaires par drones contre des positions conjointes de l’armée et des éléments russes dans la région de Goundam.
La situation sécuritaire connaît une vive détérioration sur le terrain depuis le début du mois d’octobre, consécutivement à l’entrée des forces maliennes appuyées par le Corps africain russe dans la ville stratégique de Kidal, à la suite du retrait des combattants du Front. Si cet événement a marqué le retour de la ville sous le contrôle des autorités de transition, il n’a pas mis fin aux tensions et aux affrontements dans les zones environnantes.
Cette nouvelle attaque intervient également après les accusations portées par le Front et des acteurs locaux contre l’armée malienne et ses alliés russes concernant une frappe de drone survenue près de la frontière mauritanienne, dans la localité de Hassil Fadel. Selon des rapports de presse publiés mercredi, cette frappe aurait coûté la vie à 13 civils, dont des femmes et des enfants, alors que l’état-major malien a affirmé avoir visé des éléments armés.
